LE REGNE DU FEU

Le regard

du

De nos jours, Quinn, 12 ans, va retrouver sa mère en plein coeur de Londres, dans un chantier souterrain qu'elle dirige. Un des ouvriers découvre une caverne inexplorée depuis des millénaires : la demeure d'une créature endormie. Plus de dix ans après, Quinn est l'un des derniers survivants d'un monde en cendres : les dragons dominent à nouveau la terre, après avoir exterminé les dinosaures des millions d'années auparavant. Le jeune homme contrôle l'un des derniers bastions anglais restants, la vie est dure. Un jour, un militaire américain égaré, Denton Van Zan, demande asile avec sa troupe


Hum… un scénario assez mince, n'est-ce pas ? Voilà le genre de film à prendre avec la légèreté d'un dragon mâle qui passe au de dessus de vos têtes terrifiées ! C'est-à-dire comme quelque chose qui n'existe pas. Cependant, le gosse qui est en vous a, dès les premières images, une étrange envie d'y croire, à cette histoire abracadabrante. Et puis, vous vous dites : tiens, après tout les effets spéciaux sont superbes, les personnages crédibles, et l'action au rendez-vous. Vous acceptez donc le postulat de départ avec bonhomie : ok ; ok ; les dragons, sont revenus sur Terre. Ils ont exterminé les dinosaures en des temps immémoriaux (ah, qu'ils sont nuls, vraiment, ces scientifiques avec leur explication loufoque d'une comète qui percute la Terre, ah la la, pffffffffff…), ont ronflé pendant longtemps (eh oui, il a fallu attendre 2002 pour les voir réapparaître) et ce sont réveillés avec un petit creux à l'estomac. Décidés à brûler et manger le genre humain (bien fait, me direz-vous si vous défendez la SPA), ils ont une fâcheuse tendance à mourir difficilement, et ont une haleine napalmée que nul dentifrice au fluor ne peut combattre.


Une fois que vous avez accepté tout cela, eh bien… c'est le pied ! Certaines scènes sont visuellement magnifiques : par exemple, la chasse au dragon avec filet via hélicoptère et parachutistes intrépides, le tout sur fond de brouillard de fumée grisâtre. Ou encore l'attaque du château des réfugiés anglais par le dragon mâle. N'oublions pas bien entendu la qualité des vols et crachats enflammés de nos chers dragons, réellement sublimes.


Les acteurs s'en tirent très bien : Matthew McConaughey est excellent en baroudeur guerrier chef d'équipe un peu fou, de même que Christian Bale dans le rôle d'une sorte de jeune patriarche qui tente de reconstruire une communauté humaine viable.


Certaines idées du film sont également sympathiques : l'idée de jouer une scène de la Guerre des Etoiles aux enfants de la communauté, par exemple, comme s'il s'agissait d'une pièce de théâtre shakespearien.

Ah oui, j'oubliais : le réalisateur a eu la bonne idée d'éviter tout trait d'humour américain trop clichesque (ahhh… ça fait du bien de ne pes entendre les sempiternelles vannes réchauffées servies à tout bout de champ pour détendre l'atmosphère).


Un film à voir donc (même si l'on peut s'en passer), de préférence comme si l'on ouvrait une bonne bande dessinée aux traits simples et hauts en couleur et pleine d'action.


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...Rob Bowman
...Alexander Siddig
...Matthew McConaughey
...Christian Bale
...Isabella Scorupco

Réalisateur
Ajay
Denton Van Zan
Quinn
Alex

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