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Le regard du cinéphile |
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Film américain Genre : Drame Durée : 1h 41min. Date de sortie : 23 Février 2005 Titre original : Finding Neverland Avec Johnny Depp, Kate Winslet, Radha Mitchell... Réalisé par Marc Forster Quelqu'en soit l'interprétation, des êtres vivants comme l'homme ont cette capacité à rêver. Le corps médical prétend que cette fonction est vitale. A tel enseigne que, lorsque nous dormons, une phase bien précise de notre sommeil est à notre insu dévolue au rêve. Eveillé, nous pouvons également nous emparer de ce dernier au grès de notre volonté. C'est dire si notre existence est double. Deux univers se côtoient simultanément, l'un virtuel l'autre réel. Tous les deux s'auto-alimentent de différentes façons au grès de nos humeurs. La frontière n'est pas bien nette. Mais de tous temps, l'homme s'est évertué à la rendre visible en exprimant son imaginaire. L'invention, la création et la fiction n'en sont-ils pas de criantes représentations ? A propos ce cette dernière, l'écrivain, le conteur, le littérateur sont les principaux maîtres d'œuvres. Concernant James Matthew Barrie, le théâtre est son domaine de prédilection. Quant à Peter Pan, c'est peut-être le personnage qui l'a rendu le plus célèbre. Même s'il n'est pas à exclure que d'autres succès ont émaillé sa carrière. Sans trahir le film, Neverland signé Marc Forster nous compte la genèse de ce personnage dans la réalité. Mais je me garderai bien de vous en dire davantage au risque de casser la magie de ce film haut en couleur. Johnny Depp y est génial. Il arrive à jouer sur le fil du rasoir ce rôle difficile d'écrivain, de scénariste, de rêveur, de père, de mari et de gosse. Vous savez celui qui réside en nous et que nous étouffons sans cesse pour assurer notre statut d'adulte. Dommage, car l'enfant ne croit pas facilement les bobards que peuvent lui raconter les grandes personnes pour apaiser sa douleur. Il accepte plus volontiers de participer à cette équipée vers l'imaginaire pour panser les plaies de l'âme. Et d'amour, ce film en est rempli sans tomber dans la mièvrerie. Au bout d'1h40 de projection, il ne faut surtout pas retenir ses larmes. La salle est bon un révélateur à cet effet. Car ce sont des larmes de joie. On transcende, en quelque sorte, notre inévitable destin de mortel. Me concernant, j'ai été touché. Marc Forster a mis le doigt sur des valeurs universelles fortes. Ce qui fait beaucoup de bien dans ce paysage " médiatico-pessimiste " actuel. Vous l'avez compris, je vous recommande chaudement ce film ! |
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